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5 erreurs courantes liées à l’EPI en entreprise ¿comment les éviter?

Protéger votre équipe contre les dangers du lieu de travail n’est pas négociable. Ce guide révèle les 5 erreurs courantes liées aux EPI que commettent les entreprises et comment les éviter.

Quelles sont les 5 erreurs courantes liées aux EPI que commettent les entreprises et comment les éviter ?

Pour un responsable sécurité ou un chef d’entreprise au Canada, créer un programme d’équipement de protection individuelle (EPI) peut ressembler à un champ de mines rempli de réglementations, de contraintes budgétaires et d’exigences opérationnelles. La pression pour réussir est immense, car une seule erreur peut entraîner des blessures graves, des amendes coûteuses de la part d’organismes provinciaux comme WorkSafeBC ou le ministère du Travail de l’Ontario, ainsi que des arrêts opérationnels dommageables.

Les cinq erreurs les plus courantes tournent autour d’incompréhensions fondamentales : conformité, évaluation des risques, qualité, facteurs humains et formation. Elles incluent : réaliser une évaluation superficielle des risques ; privilégier le coût initial plutôt que la valeur et la sécurité à long terme ; ignorer l’importance de l’ergonomie, entraînant la non-conformité des travailleurs ; fournir une formation inadéquate (ou inexistante) à l’utilisation et à l’entretien des équipements ; et mal comprendre la profondeur des réglementations canadiennes en matière de sécurité au travail. Éviter ces pièges est la clé pour transformer votre programme EPI d’une dépense réactive en un investissement proactif dans vos employés, votre productivité et la réputation de votre entreprise.

Erreur 1 : Ignorer les réglementations canadiennes en matière de sécurité au travail

L’une des erreurs les plus dangereuses et coûteuses consiste à traiter la sélection des EPI comme une simple décision d’achat, sans intégrer en profondeur les réglementations canadiennes. Au Canada, la conformité n’est pas une suggestion : c’est la loi. Chaque province et territoire possède sa propre législation en santé et sécurité au travail qui oblige les employeurs à fournir des EPI appropriés. De plus, les normes fixées par le Groupe CSA (Association canadienne de normalisation) sont souvent citées dans la législation, ce qui les rend légalement contraignantes.

L’erreur courante est de supposer que tout produit étiqueté « sécurité » est conforme. Un gestionnaire pourrait acheter de l’équipement auprès d’un fournisseur étranger sans vérifier s’il respecte les normes CSA spécifiques, comme la Z94.1 pour la protection de la tête ou la Z195 pour les chaussures de sécurité, exposant ainsi l’entreprise à une responsabilité importante et, surtout, mettant les travailleurs en danger. La véritable conformité exige de la rigueur et une approche proactive pour comprendre et appliquer les normes propres à votre industrie et à votre localisation.

Erreur 2 : Réaliser une évaluation des risques industriels médiocre

La réussite d’un programme EPI repose entièrement sur une évaluation rigoureuse et précise des risques industriels. L’erreur de nombreuses entreprises est de traiter cela comme une simple formalité. Une évaluation superficielle peut identifier un « risque de coupure » mais ne pas différencier le danger d’un cutter manuel par rapport à une scie à ruban motorisée, chacun nécessitant un niveau de protection contre les coupures très différent (par ex. un gant ANSI A2 contre un A7).

Une évaluation médiocre omet des risques subtils, comme les éclaboussures chimiques lors d’une tâche spécifique, la chaleur intermittente ou le besoin d’équipements haute visibilité dans un atelier faiblement éclairé. Elle ne prend pas en compte les travailleurs qui exécutent ces tâches quotidiennement et qui possèdent une connaissance pratique des dangers réels. Résultat : soit des travailleurs surprotégés avec des équipements encombrants, soit des travailleurs sous-protégés et exposés à des risques non documentés. Une évaluation complète et fondée sur les données est non négociable : elle est la feuille de route qui guide chaque choix d’EPI et justifie chaque dollar investi dans la sécurité.

Erreur 3 : Prioriser le coût au détriment de la qualité dans la gestion des fournitures industrielles

Sous la pression des budgets serrés, la tentation de choisir l’option la moins chère est forte. Mais c’est une erreur classique qui confond prix et valeur. Un gant bon marché peut économiser quelques dollars à l’achat, mais il conduit souvent à des coûts beaucoup plus élevés à long terme. Les matériaux de faible qualité s’usent plus vite, obligeant à acheter plus souvent. Un équipement mal conçu peut céder à un moment critique, entraînant une blessure grave, des frais médicaux, une perte de productivité, une hausse des primes d’assurance et même des poursuites.

Les études démontrent que les EPI de qualité supérieure, provenant de marques réputées, offrent de meilleures performances, un plus grand confort et une durée de vie prolongée. Considérer l’EPI comme un investissement — et non comme une dépense — permet de réduire les coûts globaux tout en améliorant la sécurité et la confiance des travailleurs.

Erreur 4 : Négliger l’ergonomie et la prévention des blessures

Une idée fausse répandue est que l’EPI ne sert qu’à protéger contre des risques externes (coupures, impacts). Or, ignorer les risques internes causés par un équipement mal conçu est une erreur critique. Un gant rigide, encombrant ou mal ajusté fatigue rapidement la main, favorise les blessures musculo-squelettiques et augmente le risque d’accidents, comme la chute d’objets lourds.

Lorsque les EPI sont inconfortables, les travailleurs les retirent souvent « juste un instant » pour accomplir une tâche — moment où les incidents surviennent. L’ergonomie devient donc un facteur clé : un EPI bien conçu accompagne les mouvements naturels du corps, réduit la fatigue et améliore la dextérité. Négliger l’ergonomie, c’est oublier l’élément humain de l’équation sécurité.

Erreur 5 : Négliger la formation et les programmes de certification

Fournir un casque ou une paire de gants résistants aux coupures ne suffit pas. L’erreur la plus fréquente — et la plus dangereuse — est de négliger la formation. Un travailleur qui ne sait pas tester l’étanchéité de son masque respiratoire n’est pas protégé. Un employé qui ne sait pas inspecter ses gants en cuir peut utiliser une paire usée et vulnérable aux étincelles.

La formation ne doit pas être ponctuelle, mais continue. Elle doit couvrir le « comment » (utilisation), le « pourquoi » (nécessité), le « quand » (moment d’usage) et le « quoi » (limites de l’équipement). Une formation efficace transforme vos employés de simples utilisateurs en acteurs de la culture de sécurité.

Quels sont 5 exemples de types d’EPI différents ?

Les EPI sont classés selon la partie du corps protégée :

  • Protection de la tête : casque homologué CSA.
  • Protection des yeux et du visage : lunettes, visières, écrans faciaux.
  • Protection des mains : gants en cuir renforcé, gants en nitrile, etc.
  • Protection respiratoire : masques antipoussière, respirateurs complets avec cartouches filtrantes.
  • Protection du corps : vestes haute visibilité (CSA Z96), tabliers résistants aux produits chimiques, vestes de soudage en cuir.

Un partenaire expert comme Aro Safety Store peut guider le choix adapté à chaque risque documenté, en intégrant gants, manches et tabliers dans un système complet de protection.

Comment l’EPI peut-il échouer ?

L’EPI peut échouer de trois façons principales :

  1. Défaillance physique : casque fissuré, couture de gant qui lâche, filtre de respirateur bouché.
  2. Mauvaise sélection : choisir un gant ANSI A2 pour un risque qui exige un A6.
  3. Erreur humaine : mauvaise utilisation, ajustement incorrect, ou non-port par inconfort.

La prévention repose sur deux axes : choisir des équipements de qualité et fournir une formation rigoureuse. Aro Safety combine les deux, avec des gants cousus en Kevlar® pour éviter les ruptures et des conseils experts pour assurer le bon choix dès le départ.

Quels sont les 5 EPI obligatoires sur tous les chantiers ?

La règle des « 5 points » ou de la protection « de la tête aux pieds » est standard au Canada :

  1. Casque CSA (protection de la tête).
  2. Lunettes de sécurité CSA avec protections latérales (yeux).
  3. Vêtements haute visibilité CSA Z96 (corps).
  4. Chaussures de sécurité CSA Grade 1 avec embout d’acier (pieds).
  5. Gants de travail adaptés à la tâche (mains).

Un gestionnaire doit garantir que chaque pièce est conforme et disponible. Aro Safety Store simplifie l’approvisionnement en offrant une solution complète et centralisée, conforme aux normes canadiennes.

Quels sont les défis liés aux EPI ?

Les défis vont bien au-delà de l’achat :

  • Acceptation par les travailleurs : inconfort, mauvaise taille, gêne.
  • Gestion des coûts : équilibre entre qualité et budget limité.
  • Complexité réglementaire : évolution constante des lois provinciales et des normes CSA.
  • Logistique : inventaire, inspection, entretien et remplacement.

Aro Safety Store aide à relever ces défis grâce à des EPI ergonomiques, durables, conformes, et une gestion simplifiée des fournitures industrielles.

Références officielles